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Saint Jean-Paul II : Lettre sur le Rosaire

jean paul 2 chapelet

Tout en ayant une caractéristique mariale, le Rosaire est une prière dont le centre est christologique. Dans la sobriété de ses éléments, il concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé. En lui résonne à nouveau la prière de Marie, son Magnificat permanent pour l’œuvre de l’Incarnation rédemptrice qui a commencé dans son sein virginal. Avec lui, le peuple chrétien se met à l’école de Marie, pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l’expérience de la profondeur de son amour. Par le Rosaire, le croyant puise d’abondantes grâces, les recevant presque des mains mêmes de la Mère du Rédempteur.
Depuis mes plus jeunes années, cette prière a eu une place importante dans ma vie spirituelle. Mon récent voyage en Pologne me l’a rappelé avec force, et surtout la visite au sanctuaire de Kalwaria. Le Rosaire m’a accompagné dans les temps de joie et dans les temps d’épreuve. Je lui ai confié de nombreuses préoccupations. En lui, j’ai toujours trouvé le réconfort.

« Le Rosaire est ma prière préférée. C’est une prière merveilleuse. Merveilleuse de simplicité et de profondeur. En effet, sur l’arrière-fond des Ave Maria défilent les principaux épisodes de la vie de Jésus Christ. Réunis en mystères joyeux, douloureux et glorieux, ils nous mettent en communion vivante avec Jésus à travers le cœur de sa Mère, pourrions-nous dire. En même temps, nous pouvons rassembler dans ces dizaines du Rosaire tous les événements de notre vie individuelle ou familiale, de la vie de notre pays, de l’Église, de l’humanité, c’est-à-dire nos événements personnels ou ceux de notre prochain, et en particulier de ceux qui nous sont les plus proches, qui nous tiennent le plus à cœur. C’est ainsi que la simple prière du Rosaire s’écoule au rythme de la vie humaine. »

Certaines circonstances historiques ont contribué à une meilleure actualisation du renouveau du Rosaire. La première d’entre elles est l’urgence d’implorer de Dieu le don de la paix. Le Rosaire a été à plusieurs reprises proposé par mes Prédécesseurs et par moi-même comme prière pour la paix. Au début d’un millénaire, qui a commencé avec les scènes horribles de l’attentat du 11 septembre 2001 et qui enregistre chaque jour dans de nombreuses parties du monde de nouvelles situations de sang et de violence, redécouvrir le Rosaire signifie s’immerger dans la contemplation du mystère de Celui « qui est notre paix », ayant fait « de deux peuples un seul, détruisant la barrière qui les séparait, c’est-à-dire la haine » (Ep 2, 14). On ne peut donc réciter le Rosaire sans se sentir entraîné dans un engagement précis de service de la paix, avec une attention particulière envers la terre de Jésus, encore si éprouvée, et particulièrement chère au cœur des chrétiens.

Le Rosaire est une prière orientée par nature vers la paix, du fait même qu’elle est contemplation du Christ, Prince de la paix et « notre paix » (Ep 2, 14). Celui qui assimile le mystère du Christ – et le Rosaire vise précisément à cela – apprend le secret de la paix et en fait un projet de vie. En outre, en vertu de son caractère méditatif, dans la tranquille succession des Ave Maria, le Rosaire exerce sur celui qui prie une action pacificatrice qui le dispose à recevoir cette paix véritable, qui est un don spécial du Ressuscité (cf. Jn 14, 27; 20, 21), et à en faire l’expérience au fond de son être, en vue de la répandre autour de lui.

Le Rosaire est aussi une prière de paix en raison des fruits de charité qu’il produit. S’il est bien récité comme une vraie prière méditative, le Rosaire, en favorisant la rencontre avec le Christ dans ses mystères, ne peut pas ne pas indiquer aussi le visage du Christ dans les frères, en particulier dans les plus souffrants. Comment pourrait-on fixer, dans les mystères joyeux, le mystère de l’Enfant né à Bethléem sans éprouver le désir d’accueillir, de défendre et de promouvoir la vie, en se chargeant de la souffrance des enfants de toutes les parties du monde ? Comment, dans les mystères lumineux, pourrait-on suivre les pas du Christ qui révèle le Père sans s’engager à témoigner de ses « béatitudes » dans la vie de chaque jour ? Et comment contempler le Christ chargé de la Croix et crucifié sans ressentir le besoin de se faire le « Cyrénéen » de tout frère brisé par la souffrance ou écrasé par le désespoir ? Enfin, comment pourrait-on fixer les yeux sur la gloire du Christ ressuscité et sur Marie couronnée Reine sans éprouver le désir de rendre ce monde plus beau, plus juste et plus proche du dessein de Dieu.

Saint Jean-Paul II, Lettre sur le Rosaire, 16 octobre 2002

Commentaires  
#3 Nadège 08-06-2020 20:07
Le Saint Rosaire est devenu ma prière quotidienne d'amour à Marie qui me fait connaître vraiment son Fils.
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#2 Eugénie 15-07-2019 18:16
Le rosaire m'a donné le goût de prier.
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#1 Edwige 07-12-2018 10:12
Le rosaire m'a permis de me rapprocher du Christ. Merci !
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3 façons de bien finir sa journée avec le Seigneur

 

Nos rythmes de vie, les soucis quotidiens, les angoisses que nous pouvons éprouver face à un monde secoué de crises … tout cela ne nous aide pas à bien dormir ! Nous pouvons avoir du mal à trouver le sommeil, souffrir d’insomnie et même redouter ce moment où l’on est censé s’abandonner
aux bras de Morphée.

Un temps de prière le soir, parce qu’il permet de s’alléger de nos soucis devant le Seigneur, de prendre un peu de hauteur, de déposer nos masques, de nous laisser bercer avec douceur par Notre Père, est une clef pour trouver un sommeil apaisé et réparateur.

“ Je me couche et aussitôt je m’endors en paix, car c’est toi seul, Eternel, qui me donnes la sécurité dans ma demeure. ” (Psaume 4 ; 9)

Voici trois propositions pour un temps de prière du soir :

Faire une relecture de sa journée pour s’endormir reconnaissant et le cœur léger. La poétesse Marie-Noel raconte dans ses écrits comment au lieu de chercher chaque soir la liste de ses péchés et de ses manquements, elle faisait la liste de ses “ dettes ” : “ Je révise en mon cœur tout ce que j’ai reçu d’autrui dans la journée ”. Se souvenir des belles choses … de chaque sourire, service reçu, apprentissage, moment de partage vécu dans sa journée et rendre grâce à Dieu pour ces personnes rencontrées et ces expériences vécues. Quelle belle façon de s’endormir dans la gratitude !

S'offrir un moment de ressourcement en pratiquant la méditation chrétienne ou en puisant dans la Parole de Dieu. La méditation chrétienne, qu’elle s’appuie sur la Bible (comme la lectio divina) ou sur une oraison silencieuse (comme nous l’enseigne sainte Thérèse d’Avila) offre l’opportunité d’un cœur à cœur avec le Seigneur. De quoi s’endormir avec le sentiment d’être précieux et aimé, comme un enfant dans les bras de ses parents !

Entrer dans une communion de prière pour se sentir appartenir au corps du Christ. Nous pouvons bien sûr, pour cela, prier en famille mais aussi s’unir à des millions de chrétiens partout dans le monde en récitant les vêpres ou les complies, prières de la liturgie des heures. Une belle manière de glisser dans le sommeil, rassuré et porté par un sentiment fort de communauté fraternelle.

Tiré du site Hozana

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Mon cœur déborde de bonheur
quand mon papa est avec moi.

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En cette période où tant de jeunes vont passer leurs examens, nous vous invitons à prier Sainte Rita.

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Un Christ gravé à Auschwitz

Sur les murs de la cellule 21 à Auschwitz, le prisonnier Stefan Jasieński, sous-lieutenant des forces armées polonaises, a gravé deux images du Christ particulièrement émouvantes, signe de son espérance en Dieu.

Par leurs traits maladroits, elles ont l’aspect de simples dessins d’enfants. Et pourtant, ces gravures sont l’œuvre d’un homme mûr, Stefan Jasieńsk, officier des forces armées polonaises, emprisonné par les nazis et mort au camp d’Auschwitz, en 1945.

Ces deux dessins représentent la crucifixion et le Sacré-Cœur. Ils ont été gravés dans la cellule n°21 du Bloc II, et expriment l’espoir et la confiance que Stefan Jasieńsk portait dans le Christ. Une espérance particulièrement touchante quand on sait l’horreur et le désespoir qui régnaient dans les camps de concentration.

« Qu’est-ce qui empêcha le cœur de Stephan de s’endurcir d’amertume ? Qu’est-ce qui l’empêcha de "haïr" ses ennemis ? Clairement sa prière, car son but, alors qu’il était assis dans sa cellule de prison à dessiner cette image avec son ongle, était de faire en sorte que son cœur devienne comme le cœur du Christ », assure sœur Kathy DeVico, abbesse du monastère de Redwoods au États-Unis, particulièrement émue à chaque fois qu’elle regarde l’image de ce Sacré-Cœur.

Tiré du site Aleteia

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