
Une vie de recluse
Après son retour de Rome, Rita vécut au monastère de Cascia les dernières années de son voyage terrestre dans une spiritualité de plus en plus profonde. À peine était-elle revenue que la plaie de son front se rouvrit. C’était une indication providentielle : sa vocation était donc bien de reprendre sa vie de recluse.
Retirée dans l’Ermitage, partie éloignée du couvent, elle était de plus en plus étrangère au monde, et même aux autres religieuses. La vie contemplative seule paraissait maintenant compter pour elle. Tout son temps se passait en oraison. « Elle semblait ne pouvoir s’en arracher » note Cavalucci.
Elle y consacrait ses nuits, et se sentait frustrée quand l’aube interrompait ses entretiens célestes. Tout en elle était spiritualisé, la vie matérielle ne comptait plus à ses yeux. « Elle ne se nourrissait que de l’Eucharistie, qu’elle recevait souvent ».
La renommée de la recluse se répandit. Des gens accouraient pour lui recommander des intentions de prières. Le monastère devenait déjà un centre de pèlerinage.
Méditation : Le combat de la prière
La prière est un don de la grâce et une réponse décidée de notre part. Elle suppose toujours un effort. Les grands priants de l’Ancienne Alliance avant le Christ, comme la Mère de Dieu et les saints avec Lui nous l’apprennent : la prière est un combat. On prie comme on vit, parce qu’on vit comme on prie. Si l’on ne veut pas habituellement agir selon l’Esprit du Christ, on ne peut pas non plus habituellement prier en son nom. Le « combat spirituel » de la vie nouvelle du chrétien est inséparable du combat de la prière.
Notre combat doit faire face à ce que nous ressentons comme nos échecs dans la prière. Pour vaincre ces obstacles, il faut combattre pour l’humilité, la confiance et la persévérance.
Réciter la prière à Sainte Rita
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Le Père Patrice Véraquin, omv, Recteur Provincial révèle la vie de recluse choisie par Sainte Rita lors de son retour de Rome.
Ce 14 septembre, l'Église célèbre la fête de la Croix Glorieuse. L'évangile de la fête joue sur le double sens du verbe « élever » : élever sur la croix et élever dans la gloire.
Quand on s’est mis devant le Christ en Croix et qu’on se voit pécheur jusqu’au fond de l’être, qu’on se sait pardonné par le plus grand Amour, on peut affronter le malheur du monde, on peut apporter le pardon et l’espoir au cœur de la nuit, annoncer une Eglise fondée sur Pierre, pécheur et pardonné.
Quand on rêve d’apporter la justice aux affamés, la joie aux malheureux, la paix entre les ennemis, et qu’on a vu Jésus toucher les lépreux, embrasser les enfants et sécher les larmes des mères, on peut oser Lui demander d’être admis à Sa suite, et de marcher parmi Ses disciples.
Quand on a livré sa vie au Seigneur Jésus, quand on engage son existence devant une décision de fond, on trouvera toujours dans le monde des frères et des sœurs, des hommes et des femmes sachant pourquoi ils vivent, et l’on verra paraître le vrai visage d’un Eglise accueillante et sereine au milieu des hommes.
Quand on a entendu les cris de détresse de la terre, et qu’on sent germer l’espoir aux quatre vents du monde, on cherche à rejoindre le cœur de l’univers, le centre mystérieux de l’humanité et l’on va se mettre au service de l’Eglise et du Pape pour mieux entendre ses appels.
Quand on est lié par le cœur des frères François-Xavier, Jean de Brébeuf, Pierre Claver et ceux aujourd’hui dans les prisons de Chine ou les bidonvilles d’Afrique, on n’a plus peur de rester inutile dans un monde rétréci de tous les horizons, Dieu saura nous appeler. Amen.
Père Jacques Guillet (1910-2001)
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Seigneur,
quand j’ai frappé à ta porte
pour te dire ma douleur
tu m’as ouvert et tu m’as écouté;
tu étais là pour panser ma blessure.
Seigneur,
tu es toujours là quand il le faut,
toujours là quand on a besoin de toi.
Toujours là quand on est mal pris.
Toujours là quand tout va bien aussi.
Seigneur,
tu es toujours disponible, toujours.
Il suffit de frapper à ta porte.
Tu es là, sur le seuil, pour nous accueillir.
Le Père Patrice Véraquin, en ce 12 septembre, jour de la Fête du Saint Nom de Marie, propose un aperçu historique de la Congrégation des Oblats de la Vierge Marie et de notre église Sainte Rita de Nice.
Nous vous invitons à relire la belle prière de Saint Bernard de Clairvaux : « Le nom de la Vierge était Marie ».
À l'Église Sainte Rita de Nice, un prêtre de la communauté des Oblats de la Vierge Marie est disponible chaque jour pour vous accueillir - accueil et confessions - hors temps de messe.
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Une prière d’André Sève qui demande à Dieu de nous donner la paix, de nous pardonner et de nous aider à mieux aimer les autres et à vivre notre foi.
Seigneur, Toi qui as inventé la nuit,
donne-nous une belle nuit.
Nous sommes fatigués, énervés, peut-être trop soucieux.
Apaise-nous, redonne-nous cette confiance en Toi
que chantent si bien les psaumes :
’’Avec toi, Seigneur, on peut franchir tous les murs !’’
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