Sainte Rita

La vie de Sainte Rita

Tableau représentant Sainte Rita

Tableau de Rosa Sylvia Guibert (1951) Eglise de l'Annonciation Chapelle Sainte Rita, Nice

Sainte Rita, sainte des causes perdues et désespérées, vécut de 1381 à 1457.

Cinq siècles plus tard sa vie continue d’inspirer des millions de personnes à travers le monde. Une vie où se côtoient phénomènes mystiques et simplicité du quotidien, une vie chargée de grandes souffrances mais vécue dans la joie « d’aimer sans compter ».

Jeune fille Rita est déjà toute tournée vers Dieu. Mariée par obligation familiale à un homme rude, elle surmonte par sa douceur et sa patience les difficultés initiales de son mariage. Elle vit dix-huit années de bonheur avec l’homme dont elle aura deux enfants. Elle a 36 ans lorsqu’il est traîtreusement assassiné. Quelques temps plus tard, elle perd ses deux enfants.

Entrée au monastère elle s’immerge dans une intense vie de prière. Son union intime au Christ crucifié se manifeste par le stigmate de l’épine. Elle accueille tous ceux qui viennent demander son aide et sa prière.

Toute la vie de Sainte Rita respire l’amour de Dieu et la confiance totale en sa Providence.

Mourante, Rita demande à sa cousine d’aller lui cueillir une rose. Bien qu’en « plein hiver » la parente trouve la rose. Cet épisode est à l’origine de l’image où l’on voit Sainte Rita répandre des roses, symbole des grâces qu’elle obtient pour ceux et celles qui font confiance en l’intercession de « la sainte des causes désespérées et des cas impossibles. »

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Sainte Rita

La Sainte de l'impossible

C’est en 1710 qu’un religieux augustin espagnol a qualifié pour la première fois Sainte Rita comme « avocate des causes impossibles ».

Tant d’épisodes de la vie de Sainte Rita manifestent comment elle réussit à surmonter, dans la foi et la confiance, des situations qui semblaient désespérées : la violence de son mari, les complications pour entrer au monastère, l’impossibilité de réconcilier des clans en conflits, et tant d’autres, jusqu’à celle, qui révèle la confiance de Rita et la poésie de Dieu, d’obtenir une rose en hiver…

Mais si Rita est appelée la « Sainte de l’impossible », c’est aussi à cause des nombreux miracles obtenus par son intercession. Au moment du procès de béatification, plus de 300 ex-voto témoignant de grâces obtenues ont été comptabilisés dans l’église du monastère. Les plus anciens datent de 1457, dix ans après sa mort.

A tel point que les autorités communales elles-mêmes ont demandé à un notaire d’enregistrer soigneusement les guérisons miraculeuses qui survenaient auprès de la tombe de Rita. Pour la seule année 1457, onze miracles ont été jugés suffisamment incontestables pour être mis par écrit. Le plus grand est survenu le 25 mai de cette année-là : un aveugle, Battista d’Angelo, a retrouvé la vue après avoir prié devant le tombeau de la sainte.

Encore aujourd’hui d’innombrables témoins attribuent à l’intercession de Rita d’avoir été secourus dans des situations extrêmement difficiles ou humainement désespérées.

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La congrégation

Pensées sur l'Amour de Dieu



Extraits rapportés par le Père Louis Normandin, Omv, à retrouver dans la revue Sainte Rita de juillet 2026.

 "Seigneur, nous confessons que tous vos noms sont comme une huile répandue sur nous, mais quand on nous dit que Jésus est notre ami, tant sa vie et la douceur de ce nom sont grandes, que notre âme s’évanouit et se fond. Ô nom si aimable, Jésus est donc notre bien-aimé et nous sommes ses bien-aimés."

"L'amour divin doit se rechercher dans la paix, dans les actes vertueux ainsi que dans les désirs ardents. La partie la plus élevée et la plus noble de l'âme doit entretenir une intimité profonde avec Dieu et se réjouir en lui pour toujours.

Attire-moi, Seigneur. Toi seul, par ta grâce, illumine l’esprit et enflamme l’âme.

Si j’avais pris soin d’aimer encore plus notre Seigneur, de garder toujours à l’esprit les grandes vérités de notre foi, je n’aurais jamais cédé au tentateur.

De quoi aurais-je peur, puisque j'ai affaire à Dieu, qui est toute bonté et miséricorde ?

Il faut aimer la méditation, la pratiquer souvent sur l’amour de Jésus crucifié, en demandant surtout l'humilité, la patience et la charité.

Quelle joie cela aurait été pour nous, si nous avions eu la chance d’entendre Jésus développer avec tant de grâce, la belle parabole du Bon Pasteur, auquel Il se comparait, afin que nous comprenions que son infinie bonté ne pouvait pas aller plus loin que de ramener sur ses épaules la brebis perdue. Ou encore la parabole du Fils prodigue par laquelle Il voulait que tout le monde sache que sa douceur ne pouvait pas être vaincue par tous les désordres de cette vie ; et quand il nous invitait tous à apprendre de Lui à être doux et humble de cœur, pour que tous comprennent bien que la qualité par laquelle il voulait être distingué, était cette même douceur. Et quand Il déclarait être notre ami, notre frère et notre époux. "

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La congrégation

À l’école du Père Lanteri



Le Père Bruno Lanteri (1759-1830), prêtre italien du Piémont, fut un grand apôtre de la Miséricorde de Dieu à une époque marquée par la Révolution française, le jansénisme et une profonde crise spirituelle. Sous l’influence du jésuite Nicolas Von Diessbach, il découvrit un Dieu miséricordieux et fonda toute sa vie sur la confiance en cette miséricorde.

Il consacra son ministère à la prédication, aux Exercices spirituels, à la direction spirituelle, à la diffusion de bons livres, à l’aide aux pauvres et à l’accompagnement des laïcs et des prêtres. Très attaché à la Vierge Marie, qu’il considérait comme sa mère et celle qui conduit au Christ, il fut également un défenseur fidèle du Pape et de l’Église, allant jusqu’à subir trois ans d’assignation à résidence pour avoir soutenu Pie VII.

En 1816, il fonda avec des prêtres amis la Congrégation des Oblats de la Vierge Marie, consacrée notamment aux missions populaires et aux Exercices spirituels. Il mourut en 1830 en exhortant ses confrères à s’aimer les uns les autres, quel qu’en soit le sacrifice.

Déclaré Vénérable par Paul VI en 1965, le Père Lanteri reste un modèle de confiance en la Miséricorde divine, d’amour de Marie et de fidélité à l’Église.

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La congrégation

Pensées sur la vraie joie


Extraits rapportés par le Père Louis Normandin, Omv, à retrouver dans la revue Sainte Rita de juin 2026.

 « Seigneur, tu es la joie profonde. Toi seul, tu es tout bien. Toi seul, tu peux me rendre heureux, me rassasier et me tranquilliser pour cette vie et pour l’autre que tu me promets. Je veux donc que toi seul sois le centre de mes affections. Mon amour, mon désir, ma joie, mon espérance doivent tous se centrer sur toi et toi seul.

Ma joie a sa source dans l'amour de Dieu pour moi. Il m'aime d'une certaine façon plus que lui-même, car je peux dire que Dieu s'est donné pour moi, il m'a aimé jusqu'au bout, il a donné sa vie pour moi. Ô quelle joie ! Celui qui aime le Seigneur doit, comme la colombe volant sur les eaux et ne sachant où se poser, se jeter en Dieu, en qui sont tous les biens éternels d'infinie perfection. Il rassasie le cœur et rend l'âme bienheureuse. Cette joie s'acquiert et elle nous est donnée quand on aime.

Comme le cerf altéré trempe sa langue à la source, qu'ainsi l'âme s'élève jusqu'à Dieu et se jette en cet océan de bonté. Qu'elle goûte combien le Seigneur est suave, qu'elle permette à son cœur de se plonger en Dieu, prélude de la joie éternelle.

Pour être heureux, il faut toujours agir avec liberté d'esprit, paix intérieure et cette allégresse de nous savoir aimer de Dieu en toutes circonstances.

Comment la joie pourrait ne pas être en nous lorsque nous savons que ce que notre Seigneur Jésus Christ attend le plus de nous, c'est que nous retournions à lui avec confiance. Pour cela, il nous enseigne au commencement de sa prière à appeler Père son Père. La paternité divine est notre joie.

Le propre de la foi est de rendre présentes à nos yeux les choses futures et éternelles : c'est-à-dire qu'elle produit dans notre partie raisonnable une très forte affection pour ces vérités comme si nous les voyions de nos yeux, et cela fait naître une joie qui émane de l’Esprit Saint. »

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