
« HOSANNA ! » Qui s’avance pour que « beaucoup de gens » manifestent bruyamment leur joie ? Est-ce un prince aimé ou un général triomphant ? A-t-on disposé pour lui sur la route des tapis couverts de fleurs ? Non. Il s’agit de Jésus. Et pourtant Jésus est le plus grand de tous les grands de ce monde puisqu’il « vient au nom de Dieu » afin d’établir le « Règne de David ».
Il est le Messie attendu par tous depuis si longtemps pour relever le peuple. Le cortège qui l’entoure n’a paradoxalement rien de royal. Les « manteaux » des participants et des « feuillages coupés » se substituent aux tapis et aux fleurs des victoires officielles. Et puis Jésus avance sur un « petit âne » dont il avait dit aux deux disciples : « Le Seigneur en a besoin » (Luc 19,32). Pourquoi donc lui, le Seigneur, aurait-il besoin d’un « petit âne » ?
À la lumière de Pâques, les chrétiens relisent la scène comme une parabole. Le « petit âne » vient leur rappeler que la royauté de Jésus ne ressemble pas à celle de David qui s’est imposée par les armes. Jésus ne vient pas établir le Royaume de Dieu par la force, mais par le don de sa vie. Il est venu pour servir et non pas être servi. Pour les chrétiens l’entrée de Jésus à Jérusalem devient une parabole. Le « petit âne » évoque à l’avance l’abaissement de Jésus : « Il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, à mourir sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé au-dessus de tout » (Philippiens 2,8). Au cours de la semaine qui vient, gardons dans un coin de notre prière la parabole du petit âne des Rameaux.
Père Marc Sevin, bibliste
Ce 14 septembre, l'Église célèbre la fête de la Croix Glorieuse. L'évangile de la fête joue sur le double sens du verbe « élever » : élever sur la croix et élever dans la gloire.
Quand on s’est mis devant le Christ en Croix et qu’on se voit pécheur jusqu’au fond de l’être, qu’on se sait pardonné par le plus grand Amour, on peut affronter le malheur du monde, on peut apporter le pardon et l’espoir au cœur de la nuit, annoncer une Eglise fondée sur Pierre, pécheur et pardonné.
Quand on rêve d’apporter la justice aux affamés, la joie aux malheureux, la paix entre les ennemis, et qu’on a vu Jésus toucher les lépreux, embrasser les enfants et sécher les larmes des mères, on peut oser Lui demander d’être admis à Sa suite, et de marcher parmi Ses disciples.
Quand on a livré sa vie au Seigneur Jésus, quand on engage son existence devant une décision de fond, on trouvera toujours dans le monde des frères et des sœurs, des hommes et des femmes sachant pourquoi ils vivent, et l’on verra paraître le vrai visage d’un Eglise accueillante et sereine au milieu des hommes.
Quand on a entendu les cris de détresse de la terre, et qu’on sent germer l’espoir aux quatre vents du monde, on cherche à rejoindre le cœur de l’univers, le centre mystérieux de l’humanité et l’on va se mettre au service de l’Eglise et du Pape pour mieux entendre ses appels.
Quand on est lié par le cœur des frères François-Xavier, Jean de Brébeuf, Pierre Claver et ceux aujourd’hui dans les prisons de Chine ou les bidonvilles d’Afrique, on n’a plus peur de rester inutile dans un monde rétréci de tous les horizons, Dieu saura nous appeler. Amen.
Père Jacques Guillet (1910-2001)
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Seigneur,
quand j’ai frappé à ta porte
pour te dire ma douleur
tu m’as ouvert et tu m’as écouté;
tu étais là pour panser ma blessure.
Seigneur,
tu es toujours là quand il le faut,
toujours là quand on a besoin de toi.
Toujours là quand on est mal pris.
Toujours là quand tout va bien aussi.
Seigneur,
tu es toujours disponible, toujours.
Il suffit de frapper à ta porte.
Tu es là, sur le seuil, pour nous accueillir.
Le Père Patrice Véraquin, en ce 12 septembre, jour de la Fête du Saint Nom de Marie, propose un aperçu historique de la Congrégation des Oblats de la Vierge Marie et de notre église Sainte Rita de Nice.
Nous vous invitons à relire la belle prière de Saint Bernard de Clairvaux : « Le nom de la Vierge était Marie ».
À l'Église Sainte Rita de Nice, un prêtre de la communauté des Oblats de la Vierge Marie est disponible chaque jour pour vous accueillir - accueil et confessions - hors temps de messe.
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Une prière d’André Sève qui demande à Dieu de nous donner la paix, de nous pardonner et de nous aider à mieux aimer les autres et à vivre notre foi.
Seigneur, Toi qui as inventé la nuit,
donne-nous une belle nuit.
Nous sommes fatigués, énervés, peut-être trop soucieux.
Apaise-nous, redonne-nous cette confiance en Toi
que chantent si bien les psaumes :
’’Avec toi, Seigneur, on peut franchir tous les murs !’’
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