« Que maman se repose »

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Au cours de son audience générale du 18 décembre, le pape François a une fois de plus développé le thème de la crèche, en évoquant cette fois une scène bien particulière : Joseph tient l’Enfant-Jésus pendant que Marie se repose.

Le pape François serait-il un amoureux des crèches ? Durant l’audience générale du 18 décembre 2019, il a raconté qu’à l’occasion de son quatre-vingt-troisième anniversaire, le 17 décembre, on lui avait présenté une scène de la nativité unique en son genre, joliment nommée « Que maman se repose ». Celle-ci a largement tourné sur les réseaux sociaux. On y voit Marie qui dort tandis que Joseph, un peu plus loin, tient dans ses bras un Enfant-Jésus qui semble dormir les bras grand écartés. Le pontife argentin a souligné que cette image témoignait de « la tendresse d’une famille et d’un mariage ».

« Combien d’entre vous doivent-ils partager la nuit entre le mari et la femme pour le petit garçon ou la petite fille qui pleure, pleure et pleure encore ? », a-t-il questionné, avant d’expliquer que c’était « précisément le message de la crèche ». « Nous pouvons également inviter la Sainte Famille chez nous, où règnent joies et inquiétudes, où chaque jour nous nous réveillons, mangeons et dormons près de nos proches. La crèche est un Évangile domestique ».

Un moyen « simple mais efficace »
Le Saint-Père a souligné l’importance de conserver la tradition des crèches. Lui-même s’est rendu à Greccio, où saint François a créé la première crèche vivante, et a publié Admirable signum, une lettre apostolique qui en expliquait le symbolisme. Il note qu’installer une crèche chez soi est un moyen « simple mais efficace » de préparer son cœur à la naissance de Jésus.
« La crèche, en effet, est comme un Évangile vivant ». Elle apporte l’Évangile aux endroits où l’on vit : dans les maisons, les écoles, les lieux de travail, les hôpitaux, les maisons de soins, les prisons… Là, où nous vivons, elle nous rappelle quelque chose d’essentiel : Dieu n’est pas resté invisible au ciel mais il est descendu sur terre, se faisant petit enfant. En installant une crèche chez soi, on célèbre une proximité avec ce Dieu qui s’est incarné et s’est fait très proche. « La crèche est une invitation à “sentir” et à “toucher” la pauvreté que le Fils de Dieu a choisie pour lui-même dans son incarnation ».

Un Dieu qui « tète le lait de sa mère »
La crèche « manifeste la tendresse de Dieu », poursuit le successeur de Pierre. « Lui, le Créateur de l’univers, s’abaisse à notre petitesse ». Certaines statues représentent l’Enfant avec les bras ouverts pour montrer de cette manière que Dieu est venu embrasser notre humanité. « Dieu se présente ainsi, dans un enfant, pour être accueilli dans nos bras. Dans la faiblesse et la fragilité, se cache son pouvoir qui crée et transforme tout. Cela semble impossible, mais c’est pourtant ainsi : en Jésus, Dieu a été un enfant et c’est dans cette condition qu’il a voulu révéler la grandeur de son amour qui se manifeste dans un sourire et dans l’extension de ses mains tendues vers tous ».

« La manière d’agir de Dieu est presque étourdissante, car il semble impossible qu’il renonce à sa gloire pour devenir un homme comme nous. Quelle surprise de voir Dieu adopter nos propres comportements : il dort, il tète le lait de sa mère, il pleure et joue comme tous les enfants ! Comme toujours, Dieu déconcerte, il est imprévisible et continuellement hors de nos plans. Ainsi la crèche, tout en nous montrant comment Dieu est entré dans le monde, nous pousse à réfléchir sur notre vie insérée dans celle de Dieu ; elle nous invite à devenir ses disciples si nous voulons atteindre le sens ultime de la vie ».

Tiré du Site Aleteia

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