Notre-Dame de Paris

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notre dame de paris fleurs

« Sous le pont Mirabeau coule la Seine » et, ce matin, elle est inquiète et coule en pleurant. Car la grande dame qui veille sur elle depuis tant de siècles, du haut de ses tours, vient d’être placée dans la section des grands brûlés.

Notre-Dame de Paris, Notre-Dame du pays, Notre-Dame de l’Europe, Notre-Dame de l’humanité...

Notre-Dame des petits, de Quasimodo et d’Esméralda, de beaucoup d’autres, anonymes, mais de grande importance.

Notre-Dame des grands, de Victor (Hugo) et de son célèbre roman ; de Paul (Claudel) qui, aux Vêpres de ce Noël 1886, près du second pilier juste à l’entrée de ton "chœur", à droite, a été touché au cœur et a cru ; du Général (de Gaulle) qui est entré en ton sein, en août 1944, pour chanter un Te Deum...

Notre-Dame de Paris, outragée, brisée, martyrisée en une nuit de feu, mais Notre-Dame de Paris encore debout et qui sera restaurée, sauvée, rendue à sa beauté et à sa dignité, on l’a promis.

Notre-Dame de Paris, incarnation du sacré, appel à la transcendance, passé et, faut-il l’espérer, avenir du christianisme, rappel d’un message révolutionnaire, celui d’un certain Jésus, lui-même mort et ressuscité !

Notre-Dame de Paris qui abrite un tableau du peintre loir-et-chérien Hubert Damon, "La Croix, signe de vie", commandée par le cardinal Jean-Marie Lustiger, à l’occasion de la Toussaint 2004. Notre-Dame de Paris où, le 28 juillet 2008, le chef d’orchestre Jean-Marc Cochereau, de regrettée mémoire, avait dirigé l’Orchestre des jeunes du Centre les larmes aux yeux ; il avait rêvé de ce concert avec son père Pierre, qui y fut titulaire des grandes orgues de 1955 à 1984, mais qui décédé, était présent ce soir-là par son successeur, Philippe Lefebvre, qu’il avait formé. Trois jours auparavant, le chef avait dirigé le même orchestre en la cathédrale de Blois.

Notre-Dame d’ici, Notre-Dame de Montréal, Notre-Dame de partout, Notre-Dame de Paris, dont la flèche aujourd’hui invisible continue de pointer l’infini, toi qui peux dire avec Apollinaire "Les jours s’en vont, je demeure", merci et sois bénie !

Michel Lemay, 16 avril 2019

Commentaires  
#1 A. 09-05-2019 15:43
Magnifique !
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